récolte et préparation de la mâche d’hiver

Après avoir repiqué ma mâche d’hiver en octobre dernier, voici le moment fatidique : l’arrivée dans l’assiette pour le verdict !

RÉCOLTE ET PRÉPARATION DE MA MÂCHE D’HIVER

Après avoir repiqué mes mâches d’hiver (variété résistant au gel) en octobre dernier, c’est l’heure de vérité !

Ainsi, entre deux averses et rafales de vent, je sors couteau à la main chercher une partie de mon repas de ce soir !

culture sur butte globale
Une vue globale de ma butte, 6 mois après sa création en septembre dernier !

Sur la photo, on aperçoit les différents plants de mâche : quasiment tous mes repiquages ont correctement repris et sont en excellent état ! Pour rappel, depuis leur repiquage, aucun suivi ou entretien n’a été fait sur ma butte mis à part rajouter un peu de couverture végétale avant l’hiver et y déposer mes déchets de cuisine !

Pour le choix de ma première mâche à goûter, j’en ai choisi une à portée de main : elles sont vraiment toutes correctement développées 🙂 !

mâche d'hiver
Une bien belle mâche d’hiver…qui me nourrira ce soir 🙂 !

Afin de la récolter, rien de très compliqué : un couteau suffit. Ensuite, je coupe le plant à la base de la racine, au niveau de la terre.

C’est l’heure pour cette mâche de dire adieu à ma butte…

Ce procédé permet d’éventuellement faire repousser un deuxième plant sur les mêmes racines, avant qu’elles ne pourrissent et alimentent le sol environnant.

Une limace !!! Pas de panique 😉

Ma première observation en la récoltant est qu’une limace était présente entre les feuilles. Il ne faut pas les voir comme l’ennemi à abattre au moindre individu rencontré : les limaces participent activement à la vie microbienne de la butte et à la chaîne alimentaire environnante !

De plus, c’est un bon indicateur de la bonne santé de nos plantation et de leur mode de culture sain : bizarrement, les fruits et légumes en chaînes de supermarchés sont toujours bien beaux et luisants, sans aucune attaque…merci les pesticides…miam miam !

Bref, passé cette découverte de cette limace solitaire, n’ayant que légèrement grignoté quelques feuilles, je rentre à la maison pour préparer le repas !

Ça devient bon…

Une fois ma mâche d’hiver rentrée, j’ai sélectionné uniquement les feuilles que je trouvais les plus belles et j’ai mis de côté les autres (peu de croissance, flétries, grignotées…). Après coup, je trouve que j’ai été peut être un peu trop « strict » dans ma sélection, peut être trop habitué aux feuilles impeccables de la grande distribution…il faudra que j’affine ma technique !

La mâche prête à déguster !

Enfin, avant de servir, j’ai lavé les feuilles retenues sous l’eau froide. A noter que je n’ai pas utilisé d’essoreuse à salade, qui abîmerai les feuilles fragiles de la mâche.

Les déchets de cuisine retournerons à la butte…la boucle est bouclée !

Avant de passer à table, un petit mot sur les déchets de cuisine : je les récupère tous afin de les réintroduire dans la butte. Cela me permet dans un premier temps d’apporter constamment des nutriments à ma butte, mais également de réduire considérablement ma production de déchets 🙂

A table !

Mâche d'hiver et velouté de butternut
Mâche d’hiver et velouté de butternut : miam miam !

Voilà, enfin à table devant ma mâche d’hiver fraîchement récoltée ! Accompagnée d’un velouté de butternut (pas encore du jardin 😉 ) et d’un peu de persil (du jardin 😀 !), c’est parfait ! Son goût et sa texture sont excellents, ça ne coûte presque rien (à part les premières graines, j’y reviens juste après), c’est 100% naturel et…quelle récompense d’avoir le fruit de son travail dans l’assiette 🙂 !

Et après ?

Non, je ne vais pas vous parler de ma digestion de la mâche d’hiver 🙂 mais des prochains semis. Pour cette première mâche d’hiver, j’avais démarré par un repiquage de petits plants achetés en pépinière.

Pour les prochains semis, ce sont mes propres graines que je compte utiliser : aucun coût supplémentaire, meilleure qualité et plus grande quantité ! Mais comment faire ? Tout simplement en laissant quelques mâches d’hiver (les plus belles de préférence) en terre, sans les récolter, et attendre leur montée en graine en été : je n’aurai qu’à récolter les graines produites, les sécher, les stocker et les semer pour continuer ma production de façon autonome 🙂 la nature est bien faite, non ?

En attendant, il me reste encore plusieurs mâches d’hiver à déguster, et je pense que je vous ferai un article lors de ma récolte des graines au moment venu !

A bientôt sur Vivons Nature !

Damien.

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